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Week-end en Alsace Verte : potiers, ligne Maginot et châteaux médiévaux

27 févr. 2023
11 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 juin

Au Mémorial d'Alsace-Moselle de Schirmeck, dans ma vallée, une salle présente la reproduction d'un ouvrage de la ligne Maginot, celui du Schoenenbourg. Je connais bien ce musée parce que j'y reviens régulièrement, si bien que je m'étais arrêtée plusieurs fois dans cette salle en me disant qu'un jour, il faudrait descendre dans le vrai. Ce week-end hivernal en Alsace Verte est né de cette promesse et d'une décision plus large que j'ai prise cette année : explorer ma propre région avant de courir les autres parce que je crois qu'on ne transmet bien que ce qu'on a pris le temps de comprendre chez soi.


L'Alsace du Nord n'est pas l'Alsace des cartes postales. Il n’y a pas de vignoble en terrasses ou de village reconstitué pour les photographes. Entre la forêt de Haguenau et les Vosges du Nord s'étend un territoire plus discret où l'argile et le grès racontent chacun à leur manière l'histoire d'une frontière. Nous sommes partis en famille, en plein hiver, avec une base à Oberlauterbach où Hélène propose un appartement bien agencé et décoré avec goût, au cœur d'un village paisible. Ses attentions discrètes en font un vrai point d'ancrage pour rayonner dans le nord de l'Alsace.



Jour 1 — De l'argile des potiers au béton de la ligne Maginot


Soufflenheim, le village où l'argile est un privilège impérial


À Soufflenheim, la poterie ne relève pas du folklore mais d'un droit. Au XIIe siècle, l'empereur Frédéric Barberousse aurait accordé aux potiers du village le privilège d'extraire gratuitement et perpétuellement l'argile du sous-sol de la forêt de Haguenau. Ce privilège a fait vivre des générations d'artisans : en 1837, le village comptait 55 poteries employant plus de 600 ouvriers. Il en reste aujourd'hui une quinzaine. Certaines entreprises ont modernisé leurs techniques jusqu'au semi-industriel, avec une argile désormais importée d'Allemagne, jugée plus robuste, pour répondre à une demande qui ne cesse de croître. D'autres ont fait un choix différent.


Nous avons poussé la porte de la poterie Graessel et nous y sommes restés presque une heure. Installés à Soufflenheim depuis 1984, Marie-Ange et Jacky sont issus d'une lignée de potiers qui compte aujourd'hui six générations. Ils travaillent le grès de manière entièrement artisanale, dans l'atelier adjacent à la boutique et c'est cet atelier que je retiens de la visite : Jacky nous a montré l'endroit exact où les pièces sont façonnées, gravées au stylet de bois, séchées plusieurs jours, peintes, émaillées puis cuites à 1 280 °C dans le four. Cette température rend le grès totalement étanche, si bien que les pièces résistent au micro-ondes, au lave-vaisselle et même à l'acide dans le cas des vinaigriers. Voir le four et les pièces en attente de cuisson change la manière dont on regarde ensuite les étagères de la boutique : chaque objet y retrouve le temps qu'il a coûté.


Jacky nous a parlé de son apprentissage, de la nécessité de se renouveler au fil des ans pour se distinguer sans trahir le geste et cette conversation d'une heure compte parmi ces moments simples dont le souvenir reste, après le voyage. Depuis ce week-end, j'achète régulièrement de la poterie Graessel à l'office de tourisme de la Vallée de la Bruche, à Schirmeck, parce que j'aime le style de leurs créations contemporaines mais aussi parce que rémunérer des personnes que l'on a rencontrées donne un autre sens à l'achat. Je te recommande chaudement d'aller à leur rencontre.


📍 Découvre la poterie Graessel


La poterie Grassel - Boutique
La poterie Grassel | 2023 | La voyageuse bruchoise ©

Betschdorf, le grès au sel venu de Rhénanie


À une dizaine de minutes de route, Betschdorf travaille une autre matière, héritée d'une autre histoire. Ici, c'est le grès au sel qui domine — une technique apportée au début du XVIIIe siècle par des potiers venus du Westerwald, en Rhénanie, qui avaient trouvé le long de la Sauer des gisements d'argile propices à leur savoir-faire. Le premier d'entre eux se serait installé en 1717. Les pièces de Betschdorf se reconnaissent au premier regard : un gris-bleu sobre, décoré au bleu de cobalt, dont la retenue contraste avec les couleurs vives de Soufflenheim. Vers 1865, le village comptait une soixantaine de poteries ; l'annexion de 1870 a porté un coup d'arrêt dont la production ne s'est jamais complètement remise et il ne reste aujourd'hui qu'une poignée d'ateliers.


Nous avons fait halte à la poterie Fortuné Schmitter, l'un des derniers ateliers du village, transmis de génération en génération depuis le XIXe siècle. La boutique propose de nombreuses pièces en grès gris-bleu et je te conseille d'y entrer, parce que ce savoir-faire ne se pratique plus qu'ici à cette échelle. Le Musée de la Poterie retrace cette histoire avec des pièces anciennes et modernes mais il n'ouvre que d'avril à septembre, si bien que nous avons trouvé porte close en plein hiver. Vérifie les périodes d'ouverture sur le site de la commune avant d'y aller.


Le déjeuner fut simple : des sandwiches achetés à Betschdorf mangés dehors en observant les cigognes aller et venir dans leurs nids perchés dans les arbres du village. Il faisait froid mais c'était très bien ainsi.


Poteries en forme de chat de la poterie Fortuné Schmitter
La poterie Fortuné Schmitter | 2023 | La voyageuse bruchoise ©

Le Fort de Schœnenbourg, le silence à trente mètres sous terre


L'après-midi nous a fait changer de matière et de siècle. Après les ateliers où l'on façonne la terre pour la table, nous sommes descendus dans un ouvrage où l'on a coulé le béton pour la guerre.


Construit entre 1931 et 1935 sur les bans de Hunspach et d'Ingolsheim, le Fort de Schœnenbourg est un ouvrage d'artillerie de la ligne Maginot, cette ligne de fortifications érigée par la France pour verrouiller sa frontière face à l'Allemagne. Avec ses huit blocs, ses trois kilomètres de galeries souterraines et une emprise de 231 000 m², il est le plus grand ouvrage de la ligne ouvert au public en Alsace. Sa garnison comptait 630 hommes qui vivaient là, sous terre, avec une usine électrique, une cuisine, une infirmerie et un train sur voie de 60 centimètres pour relier les installations entre elles, parce qu'à cette échelle, acheminer hommes et munitions à pied aurait fait perdre un temps que la guerre ne laisse pas.


Son histoire tient en quelques dates. Le 3 septembre 1939, la guerre éclate et les troupes gagnent leurs postes. Pendant la drôle de guerre, les armées s'observent sans combattre. Le 14 mai 1940, l'artillerie allemande ouvre le feu, et le fort devient l'ouvrage le plus bombardé de toute la ligne Maginot : plus de 4 000 obus, 200 bombes larguées par les Stukas, une cinquantaine de coups de plus d'une tonne tirés par l'artillerie lourde. Pourtant, il tient. Le 25 juin 1940, l'Armistice entre en vigueur ; le fort tient toujours. Ce n'est que le 1er juillet, sur ordre du Haut Commandement français, que l'équipage se rend, sans avoir été vaincu.


J’ai franchi l'une des deux entrées bétonnées, j’ai amorcé la descente et j'ai compris ce que la restitution du Mémorial ne pouvait pas me donner : le silence. Un silence un peu pesant, qui n'est pas une absence de bruit mais une présence, celle de trente mètres de terre au-dessus de la tête et celle des centaines d'hommes qui ont vécu ici dans l'attente. Je me suis arrêtée plusieurs fois dans les galeries, simplement pour écouter.


Le parcours traverse quatre zones bien fléchées : les magasins aux artifices et la cuisine, puis l'usine, la caserne et l'infirmerie, puis le poste de commandement, enfin les magasins de munitions et les blocs de combat. Les bénévoles de l'Association des Amis de la Ligne Maginot d'Alsace, qui restaurent l'ouvrage depuis 1978, ponctuent la visite d'explications précises et l'ensemble a été inscrit en 1992 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, avec tous ses équipements d'origine. La visite dure environ deux heures trente. Je te conseille de prendre un pull même en été et de vérifier les horaires sur le site officiel du fort : en hiver, il n'ouvre que le week-end durant l'après-midi.


📍 Prépare ta visite sur le site officiel du Fort de Schœnenbourg.



Jour 2 — Trois châteaux médiévaux sur un même sentier


Le lendemain, je suis partie à neuf heures, en direction du Fleckenstein. La neige tombe doucement sur la forêt. La montée vers le château se fait à pied par le Sentier des Charbonniers, qui reprend l'ancien chemin par lequel les charbonniers transportaient leur production ; des panneaux y expliquent, au fil du parcours, les étapes de la fabrication du charbon de bois. Le château apparaît après une dizaine de minutes de marche.


Je te recommande pourtant de ne pas t'y arrêter tout de suite. Le circuit complet relie trois châteaux en 5,2 kilomètres, pour 300 mètres de dénivelé et deux heures de marche environ. Garde le Fleckenstein pour la fin car il donne au parcours sa juste progression. La seule vraie difficulté est la montée d'une vingtaine de minutes vers le Loewenstein qui peut être pénible pour les personnes peu habituées à la marche mais le jeu en vaut la chandelle.


Le château de Loewenstein, construit par les seigneurs du Fleckenstein


Le Loewenstein aurait été élevé au XIIIe siècle par les seigneurs de Fleckenstein eux-mêmes, à quelques centaines de mètres de leur propre forteresse, pour renforcer leur contrôle sur les passages entre l'Alsace et le Palatinat. En 1283, il devient fief impérial. À la fin du XIVe siècle, il sert de repaire à des chevaliers-brigands qui rançonnent les voyageurs, ce qui en dit long sur ce que deviennent les forteresses quand l'autorité qui les a fait naître se fragmente. Le château est protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1898.


Deux plateformes parfaitement sécurisées permettent de monter sur les vestiges. Depuis là-haut, la vue porte sur le Fleckenstein, posé sur son éperon de grès au milieu de la forêt enneigée, et cette vue vaut à elle seule la montée : on comprend d'un seul regard pourquoi ces deux châteaux se tiennent si près l'un de l'autre.


Le château de Loewenstein
Le château de Loewenstein | 2023 | La voyageuse bruchoise ©

Le château de Hohenbourg, des Sickingen à la poudre noire


À cinq minutes de marche à peine, le Hohenbourg occupe son éperon rocheux depuis le XIIIe siècle, en position de contrôle sur les voies qui reliaient l'Alsace à la Lorraine. Son histoire moderne est plus mouvementée que celle de son voisin : pillé et incendié en 1523 par les troupes de Wilhelm de Rennenberg, il revient en 1542 à Franz-Conrad de Sickingen, dignitaire de la cour de Charles Quint, qui entreprend de le transformer en palais de style Renaissance — des travaux que son fils Guillaume achèvera. Puis la guerre de Trente Ans balaie tout : les Sickingen se réfugient en Autriche, les Suédois pillent le château en 1632 et en 1680, les troupes du général de Montclar le rasent à l'explosif sur ordre de Louis XIV.


Une association de passionnés consolide les vestiges depuis le XXe siècle et depuis la plateforme de la tour principale, le panorama s'ouvre largement sur les Vosges du Nord et le Palatinat. J’y suis restée un moment, le temps de repérer la silhouette du Wegelnburg, château allemand voisin que les bons marcheurs peuvent ajouter au circuit.


Le château de Hohenbourg
Le château de Hohenbourg | 2023 | La voyageuse bruchoise ©

Le château de Fleckenstein, le vaisseau de grès


Il faut compter environ 25 minutes pour redescendre vers le Fleckenstein et la récompense est à la hauteur de l'attente. Le Fleckenstein n'est pas un château bâti sur un rocher : c'est un château taillé dans le rocher. L'éperon de grès mesure 90 mètres de long, 30 mètres de haut et à peine 8 mètres de large au sommet et c'est dans cette masse que les bâtisseurs du Moyen Âge ont creusé des salles, des escaliers, un puits et des citernes encore parfaitement visibles aujourd'hui. Le nom apparaît pour la première fois en 1174, quand Gottfried de Fleckenstein figure dans l'entourage de l'empereur Frédéric Barberousse à Haguenau — le même empereur qui accordait aux potiers de Soufflenheim leur privilège sur l'argile. Ce territoire a décidément une mémoire impériale.


La famille de Fleckenstein, devenue après l'Interrègne la plus puissante de Basse-Alsace, garde le château pendant six siècles et le transforme en une forteresse à la réputation de nid d'aigle imprenable — au point que l'architecte strasbourgeois Daniel Specklin s'en inspire en 1589 pour dessiner son « château idéal ». Ce qui m'a frappée, c'est la manière dont cette histoire s'achève : le Fleckenstein n'est pas tombé au combat. En 1680, l'administration militaire de Louis XIV, qui ne l'avait pas retenu dans le programme de modernisation de Vauban, le fait simplement sauter à la poudre noire pour exclure toute résistance future. Six siècles d'histoire supprimés par une décision administrative. Les ruines, classées Monuments Historiques dès 1898, sont aujourd'hui les plus visitées d'Alsace.


La visite libre dure environ une heure et permet de parcourir les salles troglodytiques, la tour du puits du XIIIe siècle et la plateforme sommitale. À la belle saison, le « Château des Défis » propose aux enfants de suivre le fantôme du chevalier Hugo pour découvrir les secrets du lieu en résolvant des énigmes.


Nous avons choisi de faire la randonnée en matinée, sous la neige et c'est la saison que je te conseille si tu veux éviter l'affluence, car le Fleckenstein attire de très nombreux visiteurs dès les beaux jours. Vérifie les horaires sur le site officiel avant de partir.


📍 Prépare ta visite sur le site officiel du Château de Fleckenstein.


Le château de Fleckenstein
Le château de Fleckenstein | 2023 | La voyageuse bruchoise ©

Informations pratiques pour un week-end en Alsace du Nord


Soufflenheim et Betschdorf se visitent en une matinée, à une dizaine de minutes de route l'un de l'autre. Le Fort de Schœnenbourg se trouve à une trentaine de kilomètres au nord, près de Hunspach, élu village préféré des Français en 2020 et qui mérite qu'on s'y attarde en chemin. Pour la randonnée des trois châteaux, le départ se fait au grand parking de la D525 en direction du Fleckenstein : laisser la voiture en bas et monter à pied par le Sentier des Charbonniers est aussi la meilleure manière de préserver le site.


Pour la base de séjour, je te conseille l'appartement d'Hélène à Oberlauterbach, dont la position permet de rejoindre chaque étape en moins de quarante minutes. Nous n'avons pas tout vu : le Four à Chaux de Lembach, la Casemate d'Esch à Hatten et la ville de Wissembourg attendront un prochain séjour — et un nouveau passage chez Hélène.


Ce que l'Alsace du Nord garde sous sa surface


En deux jours, nous avons traversé huit siècles sans jamais quitter un rayon de trente kilomètres. Des potiers qui façonnent encore l'argile concédée par Barberousse parce qu'un privilège du XIIe siècle continue de nourrir des familles au XXIe. Un fort qui ne s'est jamais rendu aux armes et que des bénévoles font vivre depuis bientôt cinquante ans. Des châteaux que la poudre noire a couchés en 1680 et que des associations relèvent pierre par pierre depuis plus d'un siècle. Trois histoires différentes, une même constante : ici, rien ne s'efface complètement.


L'Alsace du Nord est profondément résiliente. Et c'est en hiver, quand la neige fait taire la forêt et que les visiteurs se font rares, qu'on l'entend le mieux son histoire


FAQ — Week-end en Alsace Verte


Le Fort de Schœnenbourg est-il le plus grand fort de la ligne Maginot ? 

Il est le plus grand ouvrage de la ligne Maginot ouvert au public en Alsace, avec une emprise de 231 000 m², huit blocs et trois kilomètres de galeries à trente mètres sous terre. C'est aussi l'ouvrage qui a été le plus bombardé en juin 1940, sans jamais être pris par les armes.


Combien de temps dure la visite du Fort de Schœnenbourg ? 

Environ deux heures trente. Le parcours traverse quatre zones fléchées, de la cuisine aux blocs de combat, et les bénévoles de l'association donnent des explications au fil de la visite. Prévois un pull, même en été, car la température sous terre reste fraîche toute l'année.


La randonnée des trois châteaux est-elle accessible aux enfants ? 

Oui, à partir du moment où ils marchent bien. Le circuit fait 5,2 kilomètres pour 300 mètres de dénivelé, en deux heures environ, et la seule difficulté est la montée d'une vingtaine de minutes vers le Loewenstein. Les plateformes d'observation des trois châteaux sont sécurisées.


Peut-on visiter le château de Fleckenstein en hiver ? 

Oui, mais uniquement l'après-midi en période hivernale. C'est paradoxalement la saison que je recommande, parce que le Fleckenstein est la ruine la plus visitée d'Alsace et que l'hiver permet de la découvrir dans le calme. Vérifie les horaires sur le site officiel avant de partir.


Quelle est la différence entre les poteries de Soufflenheim et de Betschdorf ? 

Soufflenheim travaille une argile émaillée aux couleurs vives, selon un privilège d'extraction accordé au XIIe siècle dans la forêt de Haguenau. Betschdorf travaille le grès au sel, une technique rhénane arrivée au début du XVIIIe siècle, qui donne des pièces gris-bleu décorées au cobalt. Les deux savoir-faire sont protégés par une indication géographique commune.


Où loger pour visiter l'Alsace du Nord ? 

Un hébergement en village est la meilleure option pour rester au contact du territoire. Nous avons logé chez Hélène, à Oberlauterbach, dont la position centrale permet de rejoindre les potiers, le Fort de Schœnenbourg et le Fleckenstein en moins de quarante minutes de route.


[Mise à jour : juin 2026]


2 commentaires


Invité
01 mars 2023

Formidable !

J'aime
prisciliakraushar
prisciliakraushar
25 avr. 2023
En réponse à

Merci beaucoup pour votre commentaire motivant !

J'aime
Photo de la voyageuse bruchoise

Qui est la Voyageuse Bruchoise ?

Je m'appelle Priscilia. Je suis née dans la Vallée de la Bruche et la généalogie m'a appris à ne plus regarder les lieux comme de simples décors. J'y cherche ce qu'ils ont traversé, ce qu'ils ont gardé et ce qu'ils révèlent encore de ceux qui y ont vécu.

L'Escale est ma lettre mensuelle, un rendez-vous où je partage avec toi les coulisses de mes découvertes, les lieux qui m'arrêtent en chemin, mes projets en cours et des histoires inédites que tu ne trouveras pas sur le blog.


Le premier numéro est paru en juillet 2026. Si l'aventure te tente, laisse simplement ton adresse e-mail ci-dessous et rejoins-moi dès la prochaine escale.

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