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Week-end à Lisbonne, entre les collines du Tage et la mémoire des navigateurs (Portugal)

  • 25 mars 2023
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

Lisbonne ne se laisse pas approcher en roulant une valise. La ville monte, redescend, remonte encore, et ses trottoirs de calçada — ces petits pavés de calcaire clair assemblés à la main en motifs — accrochent les roues comme s’ils tenaient à te ralentir. Nous l’avons compris dès notre arrivée, en hissant nos bagages jusqu’à un appartement perché sur l’une de ses collines, à bout de souffle et pris d’un fou rire qui ne nous a plus lâchés de tout le séjour.


C’est peut-être pour cela que je garde de Lisbonne un souvenir plus net que de Porto, où nous sommes allés ensuite, en train : non pas parce qu’elle serait plus belle mais parce qu’elle se mérite, parce qu’elle te fait travailler les jambes avant de te laisser approcher un de ses lieux et parce qu’elle m’a paru, contre toute attente, moins saturée que sa cadette du Nord. J’y suis allée en été, avec mon mari et nos deux enfants, quelques jours avant de filer vers Porto.


Trois jours ne suffisent pas à épuiser une capitale, c’est pourquoi j’ai renoncé d’emblée à tout voir pour suivre deux fils qui, à Lisbonne, ne se quittent jamais : ce qui est parti d’ici — les caravelles des Découvertes, qui ont quitté le Tage pour redessiner la carte du monde — et ce qui y a survécu, parce qu’une ville détruite puis reconstruite garde toujours, quelque part, la trace de ce qu’elle a été. Le reste, je te le dis tout de suite, attendra un autre voyage.


Tramway à Lisbonne
Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

Jour 1 — Belém, la mémoire des départs


Pour gagner Belém depuis l’Alfama, le tramway 15E longe le Tage vers l’ouest jusqu’au quartier d’où sont partis les navires qui ont fait la fortune et la légende du Portugal. C’est là qu’il faut commencer, car tout le reste de la ville se lit ensuite à la lumière de ce qui s’est joué sur cette rive.


Le monastère des Hiéronymites, une dentelle de pierre payée par le poivre


Le monastère des Hiéronymites a été lancé au tout début du XVIe siècle sur l’initiative du roi Manuel Ier, dont le règne s’étend de 1495 à 1521, pour marquer le retour de Vasco de Gama des Indes. Ce qui le rend singulier, ce n’est pas seulement le style manuélin — ce gothique tardif où s’invitent des cordages, des sphères armillaires et des coraux, tout un vocabulaire venu de la mer —, c’est la manière dont il a été financé : pour une large part par une taxe prélevée sur le commerce des épices, si bien que cette splendeur de calcaire a littéralement été payée par le poivre, la cannelle et l’or des routes nouvelles. Le chantier passe en 1517 sous la direction du maître João de Castilho et le portail occidental revient au sculpteur français Nicolau Chanterene.


Le monument a échappé au tremblement de terre de 1755 qui a englouti une partie de Lisbonne, ce qui explique qu’il nous parvienne presque intact. Il est classé Monument national depuis 1907 et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983.


Monastère des Hiéronymites à Lisbonne
Monastère des Hiéronymites - Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

Dans l’église, une petite foule s’agglutinait autour d’un tombeau de pierre sculptée et je me suis surprise à demander à mon mari, à voix basse, qui pouvait bien être l’homme qu’on venait saluer là. C’était Vasco de Gama, le navigateur qui, en 1498, ouvrit la route maritime des Indes en contournant l’Afrique — autant dire l’équivalent portugais de Christophe Colomb. J’ai ressenti, sur le moment, une petite honte, vite remplacée par autre chose : le plaisir d’apprendre quelque chose qu’on ignorait, précisément là où il fallait l’apprendre. En face, sous une dalle jumelle, repose le poète Luís de Camões, qui a chanté ces mêmes voyages, comme si le Portugal avait tenu à confier sa mémoire autant à ses marins qu’à ses poètes ; les rois, eux, dorment plus loin, dans le chœur.


Je te conseille de réserver ton billet à l’avance et d’arriver dès l’ouverture car en été la file devant le portail peut dépasser deux heures et le monument ferme le lundi.


📍 Informations et réservation: Monastère des Hiéronymites


Monastère des Hiéronymites à Lisbonne
Monastère des Hiéronymites - Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

À quelques pas, dans une maison qui fabrique le même gâteau depuis 1837 selon une recette tenue secrète, j’ai goûté mon premier pastel de Belém — ce petit flan à la pâte feuilletée, servi tiède et saupoudré de cannelle. J’en ai mangé chaque jour du séjour, sans exception, et je n’ai aucun remords à l’avouer.


La Torre de Belém, une sentinelle que le fleuve a fini par rejoindre


Édifiée entre 1514 et 1519 par l’architecte Francisco de Arruda, la Torre de Belém devait protéger l’entrée du port et le monastère encore en chantier. On la croit posée sur la berge ; elle a en réalité été bâtie sur un récif basaltique, à quelque distance dans le fleuve, et si elle semble aujourd’hui presque échouée sur le rivage, c’est parce que le Tage et ses aménagements ont, au fil des siècles, rapproché la terre de la tour. Elle a servi tour à tour de forteresse, de prison, de bureau de douane, et elle figure elle aussi, depuis 1983, au patrimoine mondial de l’UNESCO.


📍 Informations et réservation: Torre de Belem


Torre de Belém à Lisbonne
Torre de Belém - Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

Le Padrão dos Descobrimentos, un hommage et son revers


Sur la rive, une proue de pierre de cinquante-deux mètres s’avance vers l’eau : le Padrão dos Descobrimentos, où l’infant Henri le Navigateur ouvre la marche d’un cortège de marins et de cartographes. On peut y monter pour la vue sur le fleuve, mais ce que je retiens surtout, c’est la date de sa construction : 1960, en pleine dictature de Salazar, un régime qui mettait en scène la grandeur des Découvertes pour mieux justifier la sienne. Le monument honore de vrais navigateurs ; il le fait dans un geste politique qu’il vaut mieux regarder en sachant d’où il vient.


Padrão dos Descobrimentos à Lisbonne
Padrão dos Descobrimentos à Lisbonne | 2019 | La Voyageuse Bruchoise

Le pont du 25-Avril, l’histoire du pays inscrite dans l’acier


En face, le grand pont suspendu qui enjambe le Tage ressemble à s’y méprendre au Golden Gate de San Francisco, et ce n’est pas un hasard : il a été construit par l’entreprise américaine qui avait réalisé le Bay Bridge de la baie de San Francisco. Inauguré le 6 août 1966, il portait alors le nom de pont Salazar, du nom du dictateur. Après la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, qui mit fin à près d’un demi-siècle de régime autoritaire, il fut aussitôt rebaptisé pont du 25-Avril. Le pont a donc changé de nom comme le pays a changé de régime, passant du nom d’un homme à la date de sa chute, et c’est cette mémoire-là qu’il porte désormais dans son acier.


Je te conseille de redescendre vers le fleuve en fin de journée : depuis la berge de Belém, le pont rougit au couchant et de courtes croisières sur le Tage partent en fin d’après-midi si tu veux le voir de profil, là où il révèle toute sa longueur.



Pont du 25 avril à Lisbonne
Pont du 25 avril - Lisbonne | 2019 | Photo libre de droit

Jour 2 — De Sintra à Lisbonne, le rêve d’un roi et la rumeur des rues


Sintra se gagne en train depuis la gare de Rossio, en une quarantaine de minutes puis par le bus 434 qui grimpe jusqu’aux hauteurs, car les voitures particulières ne montent pas jusqu’au palais. Mieux vaut partir tôt : c’est ici, et non à Lisbonne, que le tourisme se fait dense.


Le palais national de la Pena, le premier rêve romantique d’Europe


On l’appelle souvent, à tort, le palais de Sintra — qu’il ne faut pas confondre avec le palais national de Sintra, dans le village, reconnaissable à ses deux cheminées coniques. Celui qui domine la serra de ses jaunes et de ses rouges, c’est le palais national de la Pena. Il est né de l’imagination de Ferdinand II, prince allemand de la maison de Saxe-Cobourg-Gotha devenu roi consort par son mariage avec la reine Marie II : en 1838, il rachète les ruines d’un ancien monastère hiéronymite du XVIe siècle puis confie à partir de 1842 au baron von Eschwege la construction d’une résidence d’été qui mêle sans retenue le mauresque, le néo-gothique, le néo-manuélin et la Renaissance.


Ce qui déplace le regard, c’est que ce décor de conte de fées n’est pas qu’un caprice : il enveloppe un véritable cloître manuélin conservé de l’ancien monastère si bien que la folie colorée garde un cœur médiéval réel. Et il faut savoir qu’il est antérieur d’une trentaine d’années au Neuschwanstein bavarois auquel on le compare toujours : ce n’est pas Sintra qui a imité la Bavière, mais l’inverse. L’ensemble est classé Monument national depuis 1910 et fait partie du paysage culturel de Sintra inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995.


📍 Informations et réservation : Parcs de Sintra


Palais national de la Pena, près de Lisbonne
Palais national de la Pena - Lisbonne | 2019 | Photo libre de droit

Le Bairro Alto et le miradouro de São Pedro de Alcântara, Lisbonne à hauteur de toits


De retour à Lisbonne, je te conseille de remonter vers le Bairro Alto, ce quadrillage de rues étroites tracé au XVIe siècle au-dessus de la Baixa. Le quartier est calme la journée, couvert de fresques de rue le long de ruelles comme la Rua Cor-de-Rosa, et il s’anime le soir venu. Au passage, fais halte au miradouro de São Pedro de Alcântara, l’un de ces belvédères qui font la singularité de Lisbonne parce que la ville est bâtie sur des collines, le point de vue y est presque une institution, et de celui-ci on embrasse la Baixa et, en face, la colline du château.


LX Factory, une usine sous le pont


Pour finir la journée, descends vers Alcântara, sous le tablier même du pont du 25-Avril, où une ancienne usine de filature et d’impression du milieu du XIXe siècle a été reconvertie, dans les années 2000, en un dédale d’ateliers, de librairies et de tables. On dîne là dans le grondement régulier du pont, au milieu d’une mémoire industrielle qu’on n’a pas effacée mais réemployée. L’endroit est vivant, simple et plaît autant aux adultes qu’aux adolescents.


Graffiti à Lisbonne
Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

Jour 3 — L’Alfama, la Baixa et la ville qui a tremblé


Cette dernière journée suit une ligne de faille, au sens propre. Le 1er novembre 1755, un tremblement de terre suivi d’un raz-de-marée et d’un incendie rasa une partie de Lisbonne. L’Alfama, vieux noyau accroché à la roche, résista mieux que le reste ; la Baixa, en contrebas, fut reconstruite de zéro sur un plan en damier ; et certains lieux, eux, restèrent en ruines pour que la ville n’oublie pas. C’est ce fil que je te propose de suivre, des hauteurs mauresques jusqu’au cœur reconstruit.


Le château Saint-Georges, le noyau mauresque de la ville


Le château occupe la plus haute colline de l’Alfama, là où la ville s’est tenue depuis l’Antiquité. C’était la citadelle mauresque, l’alcáçova, jusqu’à ce qu’Afonso Henriques, premier roi du Portugal, s’en empare en 1147 avec l’aide de croisés de passage. Résidence royale jusqu’au XVIe siècle, il ne reçut que plus tard le nom de saint Georges, en hommage à la vieille alliance avec l’Angleterre scellée par le traité de Windsor en 1386 — la plus ancienne alliance diplomatique encore en vigueur dans le monde. De ses remparts, on tient toute la ville et le Tage sous le regard, ce qui rappelle pourquoi, pendant des siècles, qui tenait cette colline tenait Lisbonne.


📍 Informations et réservation : Château Saint-Georges


Château Saint-Georges à Lisbonne
Château Saint-Georges - Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

La Sé, une cathédrale-forteresse posée sur toutes les villes d’avant


En redescendant, on croise la Sé, la cathédrale, commencée dès 1147, au lendemain de la conquête chrétienne, sur l’emplacement de la grande mosquée. Son allure le dit : avec ses deux tours trapues, elle ressemble moins à un sanctuaire qu’à un donjon parce qu’à l’époque une église se devait aussi de montrer son pouvoir. Les séismes l’ont fendue à plusieurs reprises, celui de 1755 y compris, et on l’a chaque fois reconstruite. Le détail qui change tout se trouve dans le cloître : les fouilles y ont mis au jour, sous le sol roman, des couches romaine, wisigothique et mauresque, si bien que la cathédrale repose, au sens strict, sur toutes les villes qui l’ont précédée. C’est ici qu’aurait été baptisé, vers la fin du XIIe siècle, l’enfant du quartier devenu saint Antoine de Lisbonne.


Le musée du Fado, la voix d’un quartier


L’Alfama abrite aussi le musée du Fado, et ce n’est pas un hasard : c’est dans ces ruelles et celles de la Mouraria qu’est né, au début du XIXe siècle, ce chant urbain et populaire dont le nom signifie le destin. Le fado est la voix des quartiers pauvres et du port et il a été reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2011. Comprendre comment une voix se fabrique depuis un lieu précis vaut, à mes yeux, autant qu’une visite de monument.


📍 Informations : Musée du Fado


Le Musée national de l’Azulejo, le portrait d’une ville disparue


Un peu à l’écart du centre, vers l’est, le tramway mène à l’ancien couvent de la Madre de Deus, fondé en 1509 par la reine Leonor, qui abrite depuis 1960 le Musée national de l’Azulejo, consacré à ces carreaux de céramique qui sont au Portugal ce que la fresque est à l’Italie. On y suit cinq siècles d’art du carreau mais c’est un panneau en particulier qui justifie le détour : long de plus de vingt mètres, il déroule le panorama de Lisbonne telle qu’elle était avant le tremblement de terre de 1755. C’est, à ma connaissance, la seule image d’ensemble de la ville que le séisme a effacée — un portrait de ce qui n’existe plus.

📍 Informations : Musée national de l’Azulejo



Fresque en azulejos à Lisbonne
Fresque en azulejos - Lisbonne | 2019 | La voyageuse bruchoise ©

L’ascenseur de Santa Justa et les ruines du Carmo, le séisme à ciel ouvert


Redescends enfin vers la Baixa, ce quartier bas reconstruit après 1755 sur un plan en damier qui fut l’un des premiers urbanismes pensés pour résister aux secousses. Là se dresse l’ascenseur de Santa Justa, une cage de fer néo-gothique de quarante-cinq mètres inaugurée en 1901. On répète volontiers qu’il serait l’œuvre d’Eiffel, ou d’un de ses élèves ; il n’en est rien : il a été conçu par l’ingénieur Raoul Mesnier du Ponsard, né à Porto. L’ascenseur dépose le visiteur tout en haut, au pied du couvent du Carmo, dont la nef est restée à ciel ouvert depuis 1755, volontairement laissée en ruine. La machine de fer et la nef éventrée se font face : d’un côté la ville qui se relève, de l’autre la plaie qu’elle a choisi de ne pas refermer.


📍 Informations et réservation : Ascenseur de Santa Justa — Carris


Quelques repères pour organiser ton week-end à Lisbonne


On rejoint Lisbonne en avion, puis le métro relie l’aéroport au centre. Sur place, les jambes et le tramway suffisent : le 15E pour Belém, le 28 pour les hauteurs de l’Alfama et la Lisboa Card pour combiner transports et entrées de monuments si tu enchaînes les visites. La suite de notre voyage, Porto, fait l’objet d’un autre article que je t’invite à consulter si tu souhaites prolonger ton escapade portugaise.


📍 Informations et réservation : Lisboa Card


Nous avions choisi de loger dans l’Alfama, le plus ancien quartier de la ville, à deux pas du château, et c’est un point d’ancrage que je recommande pour son atmosphère et sa centralité. Je le dis cependant sans rien cacher : notre appartement, le Hello Lisbon Castelo Apartments, donnait sur la rue par une bouche d’aération qui rendait les nuits difficiles quand le quartier veillait tard et son système d’arrivée autonome peut se révéler compliqué dès lors qu’on ne parle ni portugais ni anglais. À toi de peser ce que tu cherches : le charme du vieux Lisbonne se paie parfois en heures de sommeil.


Dernier conseil, le plus terre à terre : prévois de bonnes chaussures. Les collines sont raides et la calçada, sous la pluie, peut devenir une patinoire. Mieux vaut le savoir avant d’avoir à hisser une valise.


Pont du 25 avril à Lisbonne
Pont du 25 avril - Lisbonne | 2019 | La Voyageuse Bruchoise

Ce que Lisbonne m’a offert


Je suis repartie de Lisbonne avec une idée qui a mis du temps à se formuler. Cette ville a tout vu partir : ses caravelles vers les Indes, son empire, sa vieille ville engloutie par le séisme de 1755, et jusqu’à sa dictature, balayée un 25 avril. Pourtant elle ne donne jamais l’impression de pleurer ce qu’elle a perdu. Elle offre un pasteis de nata encore tiède, une conversation sur le pas d’une porte avec un habitant ou encore une place qui s’ouvre au détour d’une ruelle.


Cette générosité-là, je l’avais d’ailleurs reçue bien avant d’y poser les pieds. Dans la Vallée de la Bruche vivent de nombreuses familles portugaises et je me souviens d’une femme que je côtoyais à l’époque d’une Coupe du monde de football, en 2014 : je la taquinais sans relâche parce que je soutenais l’Allemagne contre son équipe et le jour où l’Allemagne l’a emporté, c’est elle qui est venue m’offrir une bouteille de porto. Voilà ce qu’est, pour moi, la générosité portugaise : elle donne précisément là où l’on s’attendrait à ce qu’elle se referme.


Lisbonne est une ville qui a appris à donner ce qu’elle n’a pas réussi à garder. J’y reviendrai, c’est sûr !


FAQ — Week-end à Lisbonne


Combien de jours faut-il pour visiter Lisbonne ?

Trois jours suffisent pour l’essentiel — Belém, l’Alfama et la Baixa — à condition d’accepter de ne pas tout voir. Une quatrième journée permet d’ajouter Sintra et le palais de la Pena sans courir.


Faut-il réserver pour le monastère des Hiéronymites et la Torre de Belém ?

Oui, surtout en été, où la file peut dépasser deux heures. Réserve tes billets à l’avance, arrive à l’ouverture, et note que le monument ferme le lundi.


Comment aller de Lisbonne au palais de la Pena à Sintra ?

En train depuis la gare de Rossio, en une quarantaine de minutes, puis avec le bus 434 qui monte jusqu’au palais. Les voitures particulières ne sont pas autorisées jusqu’en haut.


Pourquoi le pont de Lisbonne s’appelle-t-il pont du 25-Avril ?

Inauguré en 1966 sous le nom de pont Salazar, il a été rebaptisé après la Révolution des Œillets du 25 avril 1974, qui mit fin à la dictature. Il a été bâti par l’entreprise américaine à l’origine du Bay Bridge de San Francisco.


Où voir Lisbonne telle qu’elle était avant le tremblement de terre de 1755 ?

Au Musée national de l’Azulejo, où un grand panneau de carreaux, long de plus de vingt mètres, déroule le panorama de la ville d’avant le séisme — la seule image d’ensemble de ce qui a disparu.


Vaut-il mieux visiter Lisbonne ou Porto ?

Les deux se complètent, et beaucoup enchaînent les deux en train. J’ai personnellement préféré Lisbonne, plus chargée d’histoire à mon goût et, l’été où j’y étais, moins saturée que Porto.


[Mise à jour : juin 2026]

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Photo de la voyageuse bruchoise

Qui est la Voyageuse Bruchoise ?

Je m'appelle Priscilia. Je suis née dans la Vallée de la Bruche et la généalogie m'a appris à ne plus regarder les lieux comme de simples décors. J'y cherche ce qu'ils ont traversé, ce qu'ils ont gardé et ce qu'ils révèlent encore de ceux qui y ont vécu.

L'Escale est ma lettre mensuelle, un rendez-vous privilégié pour partager avec toi les coulisses de mes découvertes, mes coups de cœur, mes projets en cours et des histoires inédites que tu ne trouveras pas sur le blog.


Le premier numéro paraîtra en juillet 2026. Si l'aventure te tente, laisse simplement ton adresse e-mail ci-dessous et rejoins-moi dès la première escale.

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