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Procès de sorcellerie en Pays de Bruche, sur les traces de ceux que l'Histoire a brûlés

  • 9 août 2024
  • 12 min de lecture

Il y a une façon particulière de découvrir ses ancêtres, non pas dans les récits transmis de génération en génération, non pas dans les albums photo jaunis qu'on feuillette un dimanche d'hiver, mais dans une cote d'archives, dans un inventaire de procès ou même dans une ligne administrative qui dit simplement qu'une femme née le 11 janvier 1570 à Schirmeck a été brûlée au Col de la Perheux en janvier 1621, accusée de sorcellerie.


C'est ainsi que j'ai rencontré Barbe Bernard.


Les archives de Saint-Thomas, cote n°98 aux Archives municipales de Strasbourg, n°15 sont une entrée parmi d'autres dans l'inventaire des procès du Ban de la Roche, mais pour moi, ce n'était plus une entrée parmi d'autres, parce que Barbe Bernard, mariée Bansept, était mon aïeule au treizième degré. Catherine Cathillon, elle, née à Vacquenoux vers 1570, brûlée à Badonviller le 25 avril 1622, l'était aussi. Deux femmes, deux destins identiques, deux noms que la généalogie m'a rendus et le chiffre treize qui revient deux fois, ce qui n'est pas le genre de détail que l'on choisit d'ignorer quand on est une descendante de deux “sorcières”.


Ce que ces deux femmes ont traversé — la dénonciation, l'emprisonnement, la torture et la mise à mort en public — n'est pas une histoire que l'on peut se contenter de visiter avec la distance commode du tourisme mémoriel. C'est une mécanique dont on veut comprendre les rouages précis et c'est cette lecture-là, documentée et sans romantisme, que je veux proposer ici, à partir du territoire que je connais et que ces femmes habitaient avant moi.



Le Malleus Maleficarum, l'outil de la terreur


La chasse aux sorcières en Alsace ne doit pas grand-chose à l'imagination populaire débridée. Elle doit presque tout à un livre et à la façon dont un livre bien construit peut transformer la peur diffuse en procédure judiciaire.


Le Malleus Maleficarum, le Marteau des Sorcières, a été rédigé par deux inquisiteurs dominicains, Heinrich Kramer et Jacob Sprenger, et publié pour la première fois en 1487 ; ce qui est rarement souligné, c'est que ce manuel a été conçu en Alsace, dans l'orbite directe de Sélestat, ville qui était alors l'un des centres intellectuels et religieux les plus actifs de la région et dont les archives conservent encore aujourd'hui des documents liés aux procès en sorcellerie qui ont suivi sa publication.


Il est structuré en trois parties d'une clarté qui devrait inquiéter davantage que les sabbats qu'il prétend décrire : la première établit la réalité théologique de la sorcellerie et la nature du pacte démoniaque, la deuxième fournit les outils d'identification — signes suspects, comportements révélateurs ou méthodes de preuve — et la troisième détaille les procédures judiciaires à appliquer, y compris la légitimité de la torture pour obtenir des aveux.


Ce n'est pas un texte de superstition collective. C'est un manuel opérationnel, théologiquement étayé et juridiquement construit, qui transforme la rumeur en protocole et donne à la persécution une forme institutionnelle irréprochable.


En Alsace, son influence a été immédiate : les procès se multiplient, les méthodes sont appliquées avec cohérence d'un village à l'autre et les dénonciations s'enchaînent selon la logique même qu'il prescrit. Ce n'est plus la rumeur qui accuse; c'est le droit. Et c'est précisément ce basculement-là qui rend ces procès si difficiles à regarder en face, parce qu'ils ne relèvent pas de l'irrationnel mais, au contraire, d'une rationalité mise au service d'une violence délibérée.


Reconstitution d'un procès de sorcellerie au XVIIe siècle
Reconstitution d'un procès de sorcellerie au XVIIe siècle | P. Kraushar

Les procès de sorcellerie en Pays de Bruche, au col de la Perheux


Entre 1620 et 1621, les procès de sorcellerie au Ban de la Roche ont atteint une intensité que les chiffres seuls suffisent à rendre vertigineuse, même quatre siècles plus tard.


Au moins 53 victimes sur une population d'environ 1 200 personnes, soit plus de 4% d'une communauté entière emportée en quelques mois par une mécanique judiciaire qui fonctionnait à plein régime. Nicolas Milan, qui participait lui-même aux exécutions, a évoqué le chiffre de 70 innocents brûlés — un chiffre qu'il n'a pas trouvé utile de minimiser dans ses propres écrits, ce qui dit quelque chose sur l'état d'esprit de ceux qui opéraient dans ce système.


La seigneurie protestante du Ban de la Roche était alors dirigée par le Comte palatin Georges Gustave de Veldenz, fils de Georges-Jean de Veldenz, qui détenait le droit de Haute Justice sur le territoire ; le tribunal qu'il mandate est composé de deux juristes envoyés de Strasbourg — Stamm et Kripschild — et de deux pasteurs protestants, Jean Nicolas Marmet et Hector Gsandry, ce qui suffit à dissiper l'idée d'un tribunal populaire ou improvisé. C'est une institution réelle, avec des compétences juridiques attestées, qui fait fonctionner une procédure parfaitement huilée.


Les accusations suivaient un catalogue précis : empoisonnements supposés, application de graisses maléfiques provoquant des maladies, participation au sabbat au lieu-dit Le Chesnoy près de Belmont, relations démoniaques, usage sacrilège de l'hostie consacrée ou encore déterrement de cadavres d'enfants non baptisés pour en tirer des graisses utilisées dans des sortilèges.


Sous la torture, les accusés finissaient par confesser tout ce qu'on leur soumettait, puis désignaient d'autres noms, créant ainsi la spirale de dénonciation que le système appelait de ses vœux et qui lui permettait de s'étendre indéfiniment. Les comptes-rendus officiels utilisaient cette formule : « Elle a librement et volontairement confessé que... » — ce qui signifiait simplement, pour qui sait lire, que la torture venait d'être momentanément suspendue.


La procédure était rapide au point d'être expéditive. Pour exemple, une contemporaine de ma lontaine aïeule; Catherine Herry, accusée le 3 juin 1616, fut exécutée le 20 octobre de la même année, soit moins de cinq mois entre l'accusation et la mort. Le bourreau Meister Bernhardt facturait 228 florins pour 20 exécutions, assisté de quatre hommes dont Nicolas Milan ; les frais étaient réglés par la vente des biens des condamnés, de sorte que les victimes finançaient leur propre exécution — un détail administratif qui dit peut-être mieux que tout autre la logique profonde du système.


Un tiers des condamnés étaient des hommes, ce qui distingue les procès du Ban de la Roche d'autres épisodes européens où les femmes représentaient la quasi-totalité des victimes. Les exécutions avaient lieu au Col de la Perheux, en pleine nature, dans une clairière reculée qui servait à la fois de lieu d'exécution et de spectacle destiné à renforcer l'ordre social, une scénographie du pouvoir autant qu'une punition.

Barbe Bernard est morte là. Je marche sur ce col régulièrement, depuis Belmont et je m'arrête à chaque passage. Pas longtemps. Juste assez pour ne pas faire comme si je ne savais pas.


Reconstitution de la mise à mort d'une sorcière au col de la Perheux
Reconstitution de la mise à mort d'une sorcière au col de la Perheux | P. Kraushar

Une mécanique de pouvoir, ce que ces procès disent vraiment


Je ne lis pas les procès de sorcellerie comme une forme d'hystérie collective incontrôlable, même si la peur collective y jouait un rôle réel. Ce qui m'intéresse davantage, parce que c'est ce qui rend ces événements véritablement intelligibles, c'est la structure de ce que le système avait à y gagner.


Les femmes accusées étaient, pour beaucoup considérées comme des guérisseuses, des sages-femmes, des femmes qui maîtrisaient les plantes et un savoir que les médecins universitaires ne possédaient pas encore ou ne transmettaient pas aux villages isolés, parce que les premières universités françaises formaient des hommes de savoir qui n'atteignaient pas les hameaux des Vosges, tandis que les guérisseuses, elles, étaient là, efficaces et respectées.


Ce savoir-là, dans une société à la fois patriarcale et cléricale, dérangeait doublement : il échappait à l'autorité des hommes d'Église et il échappait à l'autorité des médecins qui cherchaient à s'imposer comme seuls détenteurs légitimes du soin. Une femme qui soignait sans permission, qui connaissait les plantes ou qui était consultée par ses voisins plutôt que par un prêtre ou un médecin, c'était une femme qui disposait d'une influence réelle et d'une forme de pouvoir social que le système judiciaire du XVIIe siècle n'avait pas de meilleur outil pour éradiquer que l'accusation de sorcellerie.


La forêt elle-même, qui était, depuis les Celtes, un lieu de cueillette, de transmission des savoirs et d'échange entre femmes, avait été progressivement réinterprétée dans le discours dominant pour devenir un espace associé au danger, aux sabbats nocturnes ou aux pactes diaboliques — comme si retourner leur territoire contre celles qui s'y mouvaient librement était le moyen le plus efficace de les en déposséder symboliquement avant de les en extraire physiquement.


Cette lecture n'est pas un anachronisme militant plaqué sur une époque différente. Elle est confirmée par la composition des victimes, par la nature exacte des accusations portées contre elles et par le Malleus Maleficarum lui-même, qui cible explicitement les femmes comme plus perméables aux tentations du diable — formulation théologique qui, traduite sans euphémisme, désigne les femmes comme moins soumises à l'ordre établi, plus difficiles à contrôler et plus dangereuses pour un système qui ne pouvait se permettre l'autonomie féminine.


Transmission de savoir entre Barbe Bernard et la Voyageuse Bruchoise
Transmission de savoir entre Barbe Bernard et la Voyageuse Bruchoise | P. Kraushar

Ce que les lieux conservent des procès de sorcellerie


Je crois que les lieux restent empreints de ce qu'ils ont vécu, que quelque chose persiste dans la topographie des endroits où des événements violents ont eu lieu, non pas comme une présence surnaturelle au sens littéral, mais comme une qualité du silence, une façon particulière que le lieu a de peser sur ceux qui le traversent avec un peu de connaissance. C'est une des idées qui fondent ce que j'écris depuis des années et c'est sur le chemin de la Perheux que je l'ai éprouvée le plus nettement.


Quand je monte vers ce col depuis Belmont, en passant par les forêts qui étaient les mêmes au XVIIe siècle, je ne cherche pas une émotion de visite qui me prouverait que j'ai bien rendu hommage ; je cherche à ne pas faire semblant que ce lieu est un lieu ordinaire, parce qu'il ne l'est pas, parce qu'une femme que je peux nommer est morte là et que nommer les morts est une des choses que l'on peut encore faire pour eux.


Un sentier plaisir dédié à Barbe et Catherine et à ce que nous avons hérité d'elles


Il y a une façon d'entrer dans l’histoire, que je propose depuis quelques années dans le cadre des Sentiers Plaisir, portés par l'office de tourisme de la Vallée de la Bruche, et qui ne ressemble à aucune autre proposition du programme.


Tout a commencé par un sentier sur le bien-être et l'envie qui a suivi de greffer à ce format une thématique qui me tenait à cœur depuis longtemps à savoir les sorcières d'hier et d'aujourd'hui, comme un hommage à Barbe et à Catherine, mais aussi, plus profondément, comme une façon de me reconnecter à quelque chose d’essentiel pour moi : les cycles, la féminité et l'intuition. L'office de tourisme m’a soutenu dans cette proposition et je les en remercie.


La balade comprend trois arrêts thématiques, construits chaque année différemment, parce que je retravaille le contenu pour développer le sujet et ne pas répéter la même chose à ceux qui reviennent : l'histoire des procès, la connexion à la nature et aux cycles, les liens transgénérationnels et ce que nous portons, souvent sans le savoir, de nos lignées. J'aime aussi créer pour chaque édition un oracle sur mesure, adapté au thème de l'année et chaque participant repart avec une carte — un geste simple mais qui prolonge la balade au-delà du sentier.


En 2025, 35 personnes ont rejoint la première édition, ce qui dit quelque chose sur l'envie réelle que les gens ont de croiser l'histoire et l'introspection dans un même temps, sur un territoire qui leur parle. Les échanges portent sur l'histoire — que je prépare soigneusement parce que les détails comptent — mais aussi sur la souveraineté alimentaire, médicale et spirituelle. On parle de ce que chacun choisit de garder de sa propre lignée, de transformer ou de transmettre. Ce sont toujours des conversations que je n'aurais pas pu prévoir et qui valent largement le chemin.


Deux éditions sont organisées chaque année : une en été, une à l'approche d'Halloween.


📍 Les dates sont disponibles sur le site de la Voyageuse Bruchoise ou de l'office de tourisme de la Vallée de la Bruche



Marcher autrement sur les traces des sorcières de la Vallée de la Bruche


Si tu veux approcher cette histoire autrement que par la lecture, deux initiatives locales le permettent, avec un soin réel pour la dimension mémorielle du sujet.


La randonnée au Pays des Haxes, proposée par l'office de tourisme de la Vallée de la Bruche, est un parcours de 9 km avec 340 mètres de dénivelé positif qui part depuis le parking de la station de ski de la Serva, traverse des forêts et des villages en suivant une logique historique précise et monte vers le Col de la Perheux de sorte que si tu sais ce que tu regardes en chemin, tu traverses quatre siècles sans avoir à les chercher.


La Marche nocturne des Haxes, organisée chaque année en septembre par le comité des fêtes de Belmont, recrée sous les étoiles et les lanternes l'atmosphère de ces nuits d'autrefois, à travers des récits locaux portés par des habitants qui connaissent le territoire dont ils parlent. Ce n'est pas un spectacle de reconstitution décoratif mais une façon de faire tenir debout des noms que l'Histoire avait enfouis. Je te recommande de consulter la page Facebook du comité des fêtes de Belmont ou de l'office de tourisme pour la date exacte de chaque édition car elle évolue d'une année à l'autre.


Pour approfondir la lecture, le roman Confessions d'un chasseur de sorcières d'Alexis Metzinger, publié aux éditions La Nuée Bleue, se déroule à Schirmeck en 1633 et sa force tient à ce qu'il nous fait pénétrer dans la tête du procureur Gail jusqu'à nous y perdre aussi — entre la rumeur et la vérité jusqu'à ce que la mécanique judiciaire s'enraye et oblige le procureur à tout remettre en question, ce qui est une façon de traiter la culpabilité des bourreaux infiniment plus honnête que la simple condamnation rétrospective.


Je signale aussi que les numéros 120, 121 et 122 de la revue L'Essor, parus entre octobre 1983 et mars 1984, restent par ailleurs la source documentaire locale la plus précise et la plus rigoureuse sur les procès du Ban de la Roche.



Ce que la réhabilitation de la sorcière peut réparer et ce qu'elle risque d'obscurcir


Il me semble honnête de mentionner aussi ceci, parce que c'est une question que je me pose, et que je préfère la poser clairement plutôt que de la laisser flotter dans l’inconscient collectif.


Aujourd'hui, la figure de la sorcière semble réhabilitée — dans le mouvement new age, dans les pratiques de reconnexion à la nature, dans les herboristeries qui rouvrent dans les villages des Vosges ou encore dans les constellations familiales qui cherchent à mettre en lumière les traumatismes transgénérationnels — et souvent avec une sincérité réelle, une volonté de rendre aux femmes de savoir une dignité que les siècles leur avaient confisquée, ce que je ne juge pas de haut, parce que Barbe et Catherine méritent qu'on les sorte de la cote d'archives et qu'on les reconnaisse pour ce qu'elles étaient.


Mais une condition me semble nécessaire pour que cette réhabilitation reste juste : la sorcière d'hier était une femme de savoir, de soin, d'autonomie et non une figure de malédiction ou de puissance obscure ; lui rendre sa place, c'est la rendre dans ce qu'elle était vraiment — quelqu'un qui soignait, qui savait, qui dérangeait précisément parce qu'elle savait et rester du côté de cette lumière-là, qui est suffisamment forte pour n'avoir besoin d'aucun ornement.


Les procès de sorcellerie du Pays de Bruche ne racontent pas la peur. Ils racontent ce qu'une société organisée est capable de faire quand elle rencontre ce qu'elle ne contrôle pas.


Moment de tendresse entre Barbe Bernard et La Voyageuse Bruchoise
Moment de tendresse entre Barbe Bernard et La Voyageuse Bruchoise | P. Kraushar

FAQ - Les procès de sorcellerie en Pays de Bruche


Où avaient lieu les exécutions de sorcières dans la Vallée de la Bruche ?

Les exécutions se déroulaient au Col de la Perheux, dans une clairière reculée du Ban de la Roche, entre Belmont et Natzwiller. C'est là que la grande majorité des condamnés des procès de 1620-1621 ont été mis à mort, en public, selon un rituel destiné à marquer les esprits de toute la communauté.


Combien de personnes ont été condamnées lors des procès du Ban de la Roche

Au moins 53 victimes sur une population d'environ 1 200 habitants entre 1620 et 1621 — soit plus de 4 % de la communauté entière. Nicolas Milan, l'un des exécuteurs, évoque lui-même le chiffre de 70 innocents brûlés. Un tiers des condamnés étaient des hommes, ce qui est atypique pour cette période.


Qu'est-ce que le Malleus Maleficarum et quel est son lien avec l'Alsace ?

Le Malleus Maleficarum, ou Marteau des Sorcières, est le manuel de référence de la chasse aux sorcières en Europe, publié en 1487 par les inquisiteurs dominicains Kramer et Sprenger. Il a été rédigé en Alsace, dans l'orbite directe de Sélestat, et a servi de cadre juridique et théologique aux procès menés dans toute la région, dont ceux du Ban de la Roche.


Qui était Barbe Bernard ?

Barbe Bernard, née le 11 janvier 1570 à Schirmeck et mariée Bansept, a été brûlée comme sorcière au Col de la Perheux en janvier 1621. Son nom figure dans l'inventaire des procès de sorcellerie conservé aux Archives municipales de Strasbourg, cote n°98, n°15. Elle est mon aïeule au treizième degré — c'est par la généalogie que je l'ai retrouvée, et c'est elle qui est à l'origine de tout ce travail de mémoire.


Peut-on visiter les lieux liés aux procès de sorcellerie dans la Vallée de la Bruche ?

Oui. La randonnée au Pays des Haxes (9 km, 340 m de dénivelé, départ depuis la station de ski de la Serva) monte vers le Col de la Perheux et traverse les forêts où se déroulaient les sabbats supposés. La Marche nocturne des Haxes, organisée chaque septembre par le comité des fêtes de Belmont, propose le même territoire à la tombée de la nuit.


Existe-t-il une balade guidée sur le thème des sorcières en Pays de Bruche ?

Oui — dans le cadre des Sentiers Plaisir de l'office de tourisme, je propose chaque année deux éditions d'une balade guidée sur le thème des sorcières d'hier et d'aujourd'hui : une en été, une à l'approche d'Halloween. La balade mêle histoire des procès, connexion à la nature et réflexion sur les liens transgénérationnels. Chaque participant repart avec une carte d'oracle créée sur mesure pour l'édition.


Quels livres lire pour approfondir l'histoire des procès de sorcellerie en Alsace

Confessions d'un chasseur de sorcières d'Alexis Metzinger (La Nuée Bleue) reconstitue un procès à Schirmeck en 1633 avec une précision et une honnêteté littéraire rares. Pour la documentation historique locale, les numéros 120, 121 et 122 de la revue L'Essor (octobre 1983 — mars 1984) restent la référence la plus rigoureuse sur les procès du Ban de la Roche.


[Mise à jour : Mai 2026]

4 commentaires


Invité
03 nov. 2024

Je suis moi-même une descendante de Barbe Bernard et votre article m'a beaucoup plu. Cela nous donne envie de visiter votre région

Christine GRANER

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prisciliakraushar
prisciliakraushar
13 janv. 2025
En réponse à

Bonjour Christine,

Je vous remercie pour votre message qui me touche beaucoup ! Savoir que vous êtes, vous aussi, une descendante de Barbe Bernard donne une dimension particulière à cet article. Je crois qu'elle a inspiré des générations de femmes après elle. J’espère que vous aurez l’occasion de découvrir notre région et ses richesses. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des conseils pour votre visite !

Chaleureusement,

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Invité
15 août 2024

Je suis tombée sur votre article qui est passionnant, moi même descendante de Barbe BERNARD

merci pour votre passion de votre région

Maryse BASTIEN

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prisciliakraushar
prisciliakraushar
01 nov. 2024
En réponse à

Bonjour Maryse,

Je découvre votre commentaire avec plaisir et je suis ravie que l'article vous ait plu. L'année prochaine, je proposerai un Sentier Plaisir sur le thème des sorcières d'hier et d'aujourd'hui. Ce sera peut-être l'occasion de nous rencontrer et de rendre hommage à notre ancêtre commune. Très belle journée ! Priscilia

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Photo de la voyageuse bruchoise

Qui est la Voyageuse Bruchoise ?

Je m'appelle Priscilia. Je suis née dans la Vallée de la Bruche et la généalogie m'a appris à ne plus regarder les lieux comme de simples décors. J'y cherche ce qu'ils ont traversé, ce qu'ils ont gardé et ce qu'ils révèlent encore de ceux qui y ont vécu.

L'Escale est ma lettre mensuelle, un rendez-vous privilégié pour partager avec toi les coulisses de mes découvertes, mes coups de cœur, mes projets en cours et des histoires inédites que tu ne trouveras pas sur le blog.


Le premier numéro paraîtra en juillet 2026. Si l'aventure te tente, laisse simplement ton adresse e-mail ci-dessous et rejoins-moi dès la première escale.

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