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Road-trip en Bourgogne du Nord : de Sémur-en-Auxois à Vezelay

  • 31 déc. 2024
  • 12 min de lecture

En hiver, les vignes de Bourgogne ne donnent rien à voir de ce qui fait leur réputation. Taillées court, décharnées, alignées sur des coteaux que le gel durcit dès la fin du mois de novembre, elles cessent d’être un décor et redeviennent ce qu’elles sont d’abord, c’est-à-dire des ceps nus qui attendent le printemps. J’aime cette région à cette saison précise parce que le froid lui retire son vernis de carte postale et la laisse plus lisible, plus proche de ce qu’elle fut quand elle pesait autant que le royaume de France.


Nous sommes partis entre Noël et Nouvel An, mon mari et moi, comme nous le faisons chaque année à ce moment où il faut souffler avant que tout ne reprenne. J’attendais de la Bourgogne ce que j’en attends toujours, c’est-à-dire de l’histoire et une table qui la prolonge mais j’y ai trouvé autre chose qui s’est précisé d’une étape à la suivante. La Bourgogne du Nord est pleine de demeures où des hommes puissants se sont mis à l’écart — par choix, par disgrâce ou par fatigue du monde — et où, presque tous, ils ont fini par écrire. C’est un fil que je n’avais pas prévu de suivre et qui s’est imposé de lui-même, d’une abbaye gelée jusqu’à une tombe blanche.



Jour 1 — Sémur-en-Auxois, la cité qui resta fidèle


Sémur-en-Auxois, une place forte sur le granit rose


On entre dans Sémur-en-Auxois par le bas, là où l’Armançon enserre la vieille ville dans une boucle si serrée qu’elle fut un lieu de défense avant même les remparts. La cité tient sur un éperon de granit rose, résurgence du massif du Morvan tout proche, ce qui donne aux pierres une teinte chaude que le ciel d’hiver rend presque rousse. Le nom de la ville apparaît pour la première fois par écrit en 606, dans la charte de fondation de l’abbaye de Flavigny — celle-là même où nous irons le lendemain, si bien que le séjour s’ouvre sur un lien qu’on ne soupçonne pas en arrivant.


Le cœur du dispositif médiéval, c’est le donjon, un quadrilatère gardé par quatre tours massives que le duc de Bourgogne Robert II fit reconstruire à la fin du XIIIe siècle. La plus haute, la tour de l’Orle d’Or, fut édifiée en 1274 et dresse encore ses 44 mètres au-dessus de la rivière, avec des murs qui atteignent 5 mètres d’épaisseur à la base. Une longue fissure la traverse de haut en bas, visible depuis le pont et c’est là que la visite bascule pour moi.


Elle n’est pas une marque d’usure ni un caprice du terrain. Sémur fut l’une des rares villes de la province à rester fidèle au roi pendant les guerres de Religion, au point qu’Henri IV y transféra le parlement de Dijon en 1590. Pourtant, ce même roi ordonna ensuite le démantèlement des fortifications et c’est ce débastionnement, vers 1602, qui fendit la tour maîtresse. La ville qui avait tenu pour la couronne porte donc dans sa pierre la trace de la couronne qui l’a désarmée. On regarde la fissure autrement une fois qu’on sait cela.


La collégiale Notre-Dame, commencée vers 1220 sur les vestiges d’une église romane et achevée par son porche dans les années 1470, prolonge cette lecture d’une cité qui vivait de son commerce autant que de sa foi. À l’intérieur, deux chapelles latérales rappellent les corporations qui faisaient sa richesse, celle des bouchers et celle des drapiers, et une Mise au tombeau polychrome du XVe siècle tient le regard plus longtemps que les gargouilles qui ont fait la réputation de l’édifice. Je te conseille d’y entrer en fin de journée, quand la lumière baisse et que le froid a vidé la nef parce que c’est à ce moment que la sculpture cesse d’être un décor pour redevenir une prière.


Nous avons posé nos valises aux Chambres d’hôtes du Bois Joli, à quelques minutes du centre historique, ce qui en fait une base commode pour rayonner sur les trois jours suivants, d’autant que toutes les étapes de ce road-trip se rejoignent en moins d’une heure de route. En hiver, je te recommande de vérifier les jours d’ouverture avant de partir car plusieurs sites de l’Auxois ferment ou réduisent leurs horaires entre la Toussaint et Pâques.


Jour 2 — Fontenay, Flavigny, Bussy-Rabutin : la pierre, le sucre et la disgrâce


L’abbaye de Fontenay, la pierre nue des cisterciens


J’ai visité Fontenay un matin de gelée et je crois que c’est la meilleure façon de la comprendre. Les cisterciens ont bâti contre le confort, par réaction au faste de Cluny, et l’abbaye ne se chauffe pas davantage aujourd’hui qu’au temps des moines. Le froid n’est donc pas une gêne dans la visite, il en est le sujet, parce qu’il fait sentir dans le corps ce que la règle imposait à l’esprit.


L’abbaye fut fondée en 1118 par Bernard de Clairvaux, dans un vallon humide choisi pour ses sources, et son église fut consacrée en 1147 par le pape Eugène III. C’est aujourd’hui la plus ancienne abbaye cistercienne conservée au monde, et elle fut inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981, parmi les tout premiers monuments français à y figurer. Tout y dit le dépouillement voulu par l’ordre : l’église sans ornement, le cloître aux arcades égales et le dortoir des moines couvert d’une charpente de chêne.


Ce que peu de visiteurs savent, c’est que Fontenay doit sa survie à une trahison de sa vocation. Après la Révolution, l’abbaye fut vendue et transformée en papeterie, et c’est cette activité industrielle, maintenue jusqu’au début du XXe siècle, qui a préservé les bâtiments quand tant d’autres monastères tombaient en carrière de pierres. L’abbaye qui prêchait le retrait du monde a été sauvée par une usine. Je te conseille d’y prévoir au moins deux heures et d’y aller dès l’ouverture parce que le silence du matin y vaut tous les commentaires.


📍 Informations : Abbaye de Fontenay



Flavigny-sur-Ozerain, un bonbon qui a sauvé une crypte


Flavigny ne figurait pas sur notre feuille de route et c’est sans doute pour cela que ce fut l’arrêt le plus heureux de la journée. Le village, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, tient sur un éperon entouré de remparts, et l’on y respire avant de l’avoir vu, parce que l’odeur de l’anis flotte dans les ruelles dès qu’on approche de l’ancienne abbaye.


L’abbaye bénédictine Saint-Pierre fut fondée en 719 par un puissant seigneur burgonde et elle conserve sous terre une crypte carolingienne du IXe siècle, l’un des plus anciens vestiges religieux de France. Les moines y mettaient déjà au point, dès 1591, la recette de ces petites billes blanches enrobant une graine d’anis, d’abord prisées pour leurs vertus digestives avant de devenir une confiserie.


Le lien entre le sucre et la pierre est plus profond qu’il n’y paraît et c’est lui qui m’interpelle ici. À la Révolution, l’abbaye fut vendue comme bien national et aurait pu disparaître, mais les fabricants d’anis s’installèrent dans ses murs et y maintinrent leur activité, si bien que c’est aujourd’hui la confiserie qui fait vivre et garde le monument. Une fabrique de bonbons a sauvé une crypte carolingienne. Ce mélange du patrimoine gourmand et du patrimoine sacré, qui ailleurs jurerait, fonctionne ici depuis quatre siècles et c’est exactement ce genre de continuité que je cherche en voyage. Je te conseille de visiter la fabrique et la crypte d’une seule traite car l’une n’explique rien sans l’autre.


📍 Informations : Anis de l’Abbaye de Flavigny



Le château de Bussy-Rabutin, la cour repeinte de mémoire


On arrive à Bussy-Rabutin pour un château et l’on y trouve d’abord un caractère. Le lieu fut la demeure de Roger de Rabutin, comte de Bussy, militaire, académicien et cousin de Madame de Sévigné, dont l’esprit trop libre causa la perte. Pour avoir laissé circuler une satire des mœurs de la cour, l’Histoire amoureuse des Gaules, il fut embastillé en 1665 puis exilé sur ses terres de Bourgogne en 1666, où il passa près de 17 ans loin de Versailles.


Plutôt que de subir cet éloignement, Bussy l’a retourné en œuvre. Il fit couvrir les murs de son château de quelque 300 portraits commentés — rois, courtisans, maîtresses, hommes de guerre —, chacun surmonté d’une devise ou d’une pointe ironique, de façon à reconstituer autour de lui la cour dont on l’avait chassé. Le détail qui change tout, c’est que les peintres n’ont jamais vu les personnes qu’ils représentaient : ils travaillaient d’après des gravures, si bien que ce château est une cour entière peinte de mémoire, par un homme qui refusait l’oubli. On ne visite pas ici une demeure, on visite une riposte. Je te conseille de prendre le temps de lire les légendes plutôt que de regarder seulement les visages, parce que c’est dans les mots, et non dans les traits, que Bussy se tient.


📍 Informations : Château de Bussy-Rabutin


Trois sites en un jour d’hiver, c’est dense, d’autant que la nuit tombe tôt en Bourgogne à cette saison. Nous sommes rentrés à Sémur à la nuit et j’ai noté ce soir-là que les trois lieux traversés disaient déjà la même chose sous des formes opposées : se retirer du monde, par la foi, par le commerce ou par la disgrâce, et tenir bon.



Jour 3 — Bazoches, Saint-Père, Vézelay, Avallon : du stratège à la colline


Le château de Bazoches, l’hiver de Vauban


Le château de Bazoches se mérite par la vue : posé à mi-pente d’une colline boisée, il fait face, à quelques kilomètres, à la colline de Vézelay, que l’on aperçoit depuis ses terrasses. Château féodal du XIIe siècle, il devint la demeure de Sébastien Le Prestre de Vauban, qui l’acquit en 1675 grâce à une gratification de Louis XIV après le siège de Maastricht. C’est ici, dans la grande galerie aménagée en bureau d’études, que furent dessinés les plans de plus de 300 places fortes du royaume.


J’aime Vauban pour son sens de l’ensemble, cette capacité à penser un territoire entier depuis une seule pièce et Bazoches montre cette pièce-là. Mais ce qui m’a retenue est ailleurs. Vauban ne venait à Bazoches qu’en hiver lorsque les campagnes militaires s’interrompaient et la voûte de son cabinet de travail n’est pas peinte de batailles ni de scènes mythologiques, comme on l’attendrait du plus grand ingénieur militaire de son temps, mais d’oiseaux du Morvan. L’homme qui fortifiait la France passait ses hivers, comme nous, dans cette campagne froide, à écrire ses Oisivetés sous des oiseaux peints. Je te conseille d’entrer dans ce cabinet en pensant à la saison car c’est elle qui explique la pièce.


📍 Informations : Château de Bazoches



Saint-Père, l’église qu’on oublie


Avant de monter à Vézelay, je te recommande de t’arrêter à Saint-Père, juste en contrebas, pour son église Notre-Dame, un gothique des XIIIe et XVe siècles que la renommée de la basilique voisine éclipse presque toujours. C’est une halte courte mais elle prépare bien la suite : on quitte une église qu’on regarde à peine pour gravir une colline que le monde entier connaît.



La basilique de Vézelay, ce que garde la crypte


On monte à Vézelay à pied, par la rue qui grimpe vers le sommet de ce que l’on appelle la colline éternelle, et la basilique Sainte-Marie-Madeleine apparaît au bout, au point le plus haut. Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979, elle fut l’un des grands points de départ des pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle parce qu’on y vénérait les reliques de Marie-Madeleine et sa nef romane, claire et nue, compte parmi les sommets de l’art du XIIe siècle.


C’est pourtant en dessous, dans la crypte, que le lieu s’est révélé. Je suis descendue vers le reliquaire de Marie-Madeleine et j’y suis restée bien plus longtemps que partout ailleurs durant ce séjour, dans la pénombre et le froid, sans bien pouvoir dire ce qui me retenait. De tous les lieux où je me suis tenue, c’est celui dont la charge est, pour moi, la plus forte. Je ne cherche pas à l’explique, et la meilleure preuve que cet instant a compté, je l’ai donnée plus tard : j’ai voulu y revenir avec mon fils, pour qu’il se tienne à son tour devant ce reliquaire. Je te conseille de garder la crypte pour la fin de la visite et d’y rester seul un moment, si la fréquentation le permet.


📍 Informations : Basilique de Vézelay



Avallon, la fin du jour sur les remparts


Pour finir la journée, descends vers Avallon, à quelques kilomètres, dont les remparts dominent la vallée du Cousin. La collégiale Saint-Lazare conserve des portails sculptés des XIIe et XIIIe siècles et le parc des Chaumes offre une dernière vue sur les hauteurs du Morvan. En hiver, la ville est calme, presque rendue à elle-même et c’est une bonne manière de refermer un jour aussi chargé que celui-ci.



Maison à Avallon
Avallon | Priscilia K. | 2024

Jour 4 — Colombey-les-Deux-Églises, l’homme et ses livres


La dernière étape n’est plus en Bourgogne. Sur le chemin du retour, nous avons fait halte à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne, à la lisière de la Champagne parce qu’aucun détour ne me semblait plus juste pour clore ce voyage. C’est ici que Charles de Gaulle a choisi de vivre, loin de Paris, et c’est ici qu’il repose.


La Boisserie, la maison du bureau


De Gaulle, alors lieutenant-colonel, acheta La Boisserie en 1934, parce que la maison correspondait à ses moyens modestes et se trouvait à mi-chemin entre Paris et les garnisons de l’Est. Elle devint sa résidence définitive à partir de 1946, et c’est là qu’il écrivit ses Mémoires jusqu’à sa mort, en 1970. La pièce qui retient le regard, c’est le bureau, installé dans une tour ajoutée après la guerre, d’où le regard porte loin sur les plaines de la Haute-Marne.


C’est toujours émouvant d’entrer dans la maison d’un homme de cette taille et ce qui me frappe à chaque fois, c’est que ces demeures ne montrent pas l’homme d’État mais l’homme qui écrit. Devant ce bureau, on ne voit pas le chef de la France libre, on voit quelqu’un assis à une table, face à un paysage, en train de chercher ses mots. J’ai fait le même constat ailleurs, dans la maison natale de Louis Pasteur à Dôle et dans la maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles, près de Metz : les plus grands se construisent dans les livres autant que dans l’action et leurs maisons le disent mieux que leurs statues. Je te conseille de t’attarder dans ce bureau plutôt que dans les salons, parce que c’est la seule pièce où l’on rencontre vraiment l’homme.


📍 Informations : La Boisserie



Le Mémorial Charles-de-Gaulle, un musée fait de mots


À quelques centaines de mètres, le Mémorial Charles-de-Gaulle, inauguré en 2008, complète la visite. Je te préviens qu’il ne ressemble en rien à La Boisserie : c’est un bâtiment moderne, un centre d’interprétation plus qu’un musée au sens classique.


Le détail décisif y est presque programmatique. Le Mémorial ne présente aucun objet ayant appartenu au Général : il est tout entier construit autour de ses textes, de ses citations courant sur les murs et de sa voix. Le monument élevé à la mémoire de l’homme est donc, littéralement, un livre que l’on traverse, ce qui rejoint exactement ce que j’avais éprouvé à La Boisserie. Je trouve cette Bourgogne, et cette Champagne qui la prolonge, bien gardées, et leurs mises en scène justes : ici, on a compris que pour montrer de Gaulle, il fallait montrer ce qu’il avait écrit. Au pied du Mémorial, la Croix de Lorraine, haute de 44 mètres et taillée dans le granit, fut inaugurée en 1972, deux ans après la mort du Général, selon son vœu d’un signe simple plutôt que d’une statue.


📍 Informations : Mémorial Charles-de-Gaulle



La tombe, la pierre la plus simple


Termine par le cimetière communal, à quelques pas de La Boisserie, où repose le Général sous une dalle blanche portant seulement « Charles de Gaulle 1890-1970 », aux côtés de sa femme Yvonne et de leur fille Anne. Les nombreuses plaques d’hommage sont tenues à distance, pour respecter son vœu de sobriété. Après la plus haute croix, la pierre la plus nue : c’est le dernier des contrastes que ce voyage aura alignés.


Une terre de retraits


Ce que je retiens de cette boucle d’hiver, ce n’est ni la gastronomie ni les vignes, qui reviendront au printemps, mais une cohérence que je n’attendais pas. La Bourgogne du Nord, jusqu’à sa frange champenoise, est une terre de retraits : on y trouve des moines qui ont fui le faste, un courtisan banni qui a repeint la cour de mémoire, un ingénieur qui passait ses hivers à écrire sous des oiseaux et un général qui a fait d’un village sans relief le lieu d’où parler à la France. Tous, à un moment, se sont mis à l’écart, et tous se sont mis à écrire, comme si ce pays appelait le repli et le changeait en trace. C’est peut-être pour cela qu’on l’écrit si facilement à son tour.


FAQ - Road-trip en Bourgogne du Nord


Quelle est la meilleure période pour faire ce road-trip en Bourgogne ?

L’hiver convient mieux qu’on ne le croit. Les sites majeurs comme Fontenay et Vézelay restent ouverts, la fréquentation tombe, et le froid donne aux abbayes cisterciennes leur vraie mesure. En revanche, plusieurs châteaux, dont Bazoches, ferment de novembre à mars : je te recommande de vérifier chaque site avant de partir.


Peut-on faire ce circuit en moins de quatre jours ?

Oui, en resserrant. Si tu disposes de deux ou trois jours, garde Sémur-en-Auxois comme base, choisis Fontenay et Vézelay comme points forts, et laisse de côté Colombey, qui se trouve sur la route du retour vers l’est et mérite à lui seul une demi-journée.


Faut-il une voiture pour ce road-trip ?

Oui, c’est indispensable. Les étapes sont à moins d’une heure les unes des autres, mais les transports en commun ne les relient pas de façon autonome, et plusieurs sites, comme Bazoches ou Bussy-Rabutin, sont à l’écart des bourgs.


Colombey-les-Deux-Églises est-il en Bourgogne ?

Non. Colombey se situe en Haute-Marne, à la lisière de la Champagne, et non en Bourgogne. Je l’inclus parce qu’il tombe naturellement sur le trajet du retour vers l’est et qu’il prolonge, avec de Gaulle, le fil des hommes qui se sont retirés pour écrire.


Peut-on visiter l’abbaye de Fontenay et Vézelay en hiver ?

Oui, les deux restent accessibles toute l’année. À Fontenay, le froid fait partie de l’expérience, puisque l’abbaye n’a jamais été chauffée ; à Vézelay, la basilique est ouverte tous les jours, et la crypte, en hiver et hors affluence, se découvre dans un silence rare.


Où loger pour rayonner sur ce circuit ?

Sémur-en-Auxois est la meilleure base. La ville est centrale, toutes les étapes bourguignonnes sont à moins d’une heure, et elle mérite elle-même une soirée pour ses remparts et sa collégiale. Nous avons logé aux Chambres d’hôtes du Bois Joli, à quelques minutes du centre.


[Mise à jour : juin 2026]

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Photo de la voyageuse bruchoise

Qui est la Voyageuse Bruchoise ?

Je m'appelle Priscilia. Je suis née dans la Vallée de la Bruche et la généalogie m'a appris à ne plus regarder les lieux comme de simples décors. J'y cherche ce qu'ils ont traversé, ce qu'ils ont gardé et ce qu'ils révèlent encore de ceux qui y ont vécu.

L'Escale est ma lettre mensuelle, un rendez-vous où je partage avec toi les coulisses de mes découvertes, les lieux qui m'arrêtent en chemin, mes projets en cours et des histoires inédites que tu ne trouveras pas sur le blog.


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