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Week-end à Rome : trois jours dans une ville qui court avant de se laisser lire (Italie)

  • 11 mars 2023
  • 12 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 juil.

Rome ne m’a pas accueillie par ses pierres avec un taxi, tout droit sorti des films de cinéma. À la sortie de l’aéroport, le chauffeur a démarré comme on s’échappe, doublant, klaxonnant, invectivant les autres automobilistes et roulant sans hésiter sur les rails du tramway parce que, m’a-t-on assuré ensuite, cela se fait ici. C’était mon premier contact avec l’Italie, celui qui a précédé la Sardaigne et un road-trip dans le Nord, et la ville s’est annoncée par son tempo avant de se montrer : elle court, elle ne s’excuse pas et elle ne ralentit pour personne. J’ai compris dans ces premières minutes que je n’allais pas visiter une carte postale mais entrer dans une ville qui vit à toute vitesse pour se laisser réduire à ses monuments.


Nous étions partis en famille, mon mari, mes enfants et moi, entre Noël et le Nouvel An, dans ce creux de l’année où chacun range ses guirlandes. C’était l’un de nos premiers voyages hors de France et c’est de ce séjour qu’est née une habitude que nous tenons depuis : partir quelques jours pendant cette semaine suspendue de l’année. Rome en fut le point de départ, ce qui n’est sans doute pas un hasard, car peu de villes savent aussi bien marier ensemble le sacré et le quotidien, la ruine et le marché ou encore la dévotion et la débrouille.


Rome est longtemps restée ma ville préférée d’Europe — Athènes l’a depuis fait glisser à la deuxième place, mais c’est une autre histoire. Pendant trois jours, je l’ai parcourue presque entièrement à pied, ce qui est sa manière à elle de se donner. Et si je devais retenir une figure de ce séjour d’hiver, ce ne serait ni un empereur ni un dieu de marbre, mais une vieille femme sur un balai, la Befana, dont je reparlerai. Parce que c’est elle, et non l’or des coupoles, qui m’a le plus appris sur cette ville.


Rome en Italie
Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Jour 1 — L’Antiquité sous les pieds, du Colisée au Capitole


Le Colisée, l’amphithéâtre qui surgit à la sortie du métro


Je garde de Rome un souvenir qui domine tous les autres et c’est celui-là : la remontée depuis le métro, à la station Colosseo, quand l’amphithéâtre se dévoile par degrés, d’abord une arche, puis deux, puis la masse entière qui occupe le regard. On connaît le Colisée par mille images, si bien qu’on croit l’avoir déjà vu. Pourtant, le voir de ses propres yeux pour la première fois ne ressemble à rien de ce que les photographies préparent parce qu’aucune image ne rend l’échelle, ni la manière dont la pierre tient encore debout après tant de siècles.


L’édifice porte un autre nom, celui d’amphithéâtre Flavien, en hommage à la dynastie des Flaviens qui l’a fait élever. Sa construction a commencé sous Vespasien, vers 72 après J.-C., et s’est achevée sous son fils Titus, en 80, avant que Domitien n’ajoute les niveaux supérieurs et les souterrains entre 81 et 96. Il s’élève sur quatre niveaux, atteint près de quarante-huit mètres et pouvait accueillir, selon les estimations, entre 50 000 et 80 000 spectateurs. Détail qui en dit long sur Rome : il a été bâti à l’emplacement d’un lac artificiel que Néron s’était approprié pour son palais, si bien que les Flaviens, en rendant ce terrain au peuple sous forme de spectacles, faisaient autant de politique que d’architecture.


On y donnait des combats de gladiateurs, des chasses d’animaux et des exécutions, et l’on s’y divertissait d’une violence organisée que la pierre, aujourd’hui silencieuse, ne raconte plus d’elle-même. Je te conseille de prendre la toute première tranche horaire, vers neuf heures, parce que l’affluence rend ensuite la lecture des lieux difficile et qu’on circule mal dans la foule. Le billet le plus utile est celui qui réunit le Colisée, le Forum romain et le mont Palatin, à réserver à l’avance car les créneaux partent vite.



Colisée à Rome
Le Colisée | Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Le Forum romain et le mont Palatin, le cœur et la colline


Du Colisée au Forum, il n’y a que quelques minutes à pied, ce qui tombe bien, car les deux sites se lisent ensemble. Le Forum romain a été, dès le VIIe siècle av. J.-C., le centre de la vie publique de Rome — marché, tribunal, lieu de rassemblement, espace où les généraux victorieux défilaient au retour de leurs campagnes. Il n’en reste que des fragments, le Temple de Saturne, la Curie Julia, des colonnes isolées, mais ces fragments suffisent à comprendre qu’on marche sur ce qui fut, pendant des siècles, le sol le plus politique du monde occidental.


Le mont Palatin, juste au-dessus, est la colline où la légende place la fondation de Rome et où les empereurs ont installé leurs résidences, si bien que le mot « palais » lui-même vient de son nom. On y monte pour les ruines du palais impérial mais on y reste pour la vue, qui embrasse le Forum d’un côté et le Circus Maximus de l’autre. Je te conseille de prévoir deux bonnes heures pour l’ensemble, sans chercher à tout identifier, parce que ces lieux se donnent mieux à qui accepte de ne pas tout nommer.


Forum antique à Rome
Forum | Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Les musées du Capitole et la Louve, le plus ancien musée du monde


De là, en une dizaine de minutes, on rejoint la colline du Capitole, qui fut le centre religieux et politique de la Rome antique et qui le reste, d’une certaine manière, puisque la mairie y siège encore. La place qui l’organise, la Piazza del Campidoglio, a été redessinée par Michel-Ange au XVIe siècle et l’on y accède par un escalier en pente douce, la Cordonata, qu’il a conçu pour qu’on y monte sans effort.


C’est ici que se trouvent les musées du Capitole et il faut le dire clairement parce que la version courante l’oublie : ils ne datent pas du XVIe siècle mais de 1471, lorsque le pape Sixte IV offrit au peuple romain une série de bronzes antiques, ce qui en fait le plus ancien musée public du monde. On y voit la Louve capitoline, ce bronze qui allaite Romulus et Remus — mais le détail qui change le regard, c’est que les deux jumeaux n’ont été ajoutés qu’à la Renaissance, et que la louve, longtemps tenue pour étrusque, est aujourd’hui datée plus tardivement par une partie des spécialistes. Autrement dit, le symbole le plus ancien de Rome est en partie une reconstruction, ce qui ne lui retire rien mais en dit beaucoup sur la façon dont une ville fabrique ses origines.


Je te conseille d’y venir en fin d’après-midi parce que la lumière rasante de fin de journée pose sur la place et sur les bronzes une teinte que la mi-journée écrase. La vue depuis la terrasse, sur les toits et vers le Forum, vaut à elle seule la montée.



Louve romaine avec Remulus et Remus, les fondateurs de Rome
Musée du Capitole | Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

La Befana, la gentille sorcière qui clôture les fêtes de fin d’année


En rentrant le soir, dans les rues décorées pour les fêtes, on croise partout une même figure accrochée aux vitrines : une vieille femme au nez crochu, juchée sur un balai. C’est la Befana, et elle mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle dit quelque chose de l’Italie qu’aucun monument ne dit. Dans la nuit du 5 au 6 janvier, à l’Épiphanie, elle passe de maison en maison déposer des friandises dans les bas des enfants sages, et du charbon — aujourd’hui du sucre noirci — dans ceux des autres.


Son nom vient d’une déformation d’Epifania et la légende la rattache aux Rois mages, à qui elle aurait refusé de se joindre avant de le regretter et de partir, trop tard, à la recherche de l’enfant. Mais sous ce vernis chrétien dort une figure bien plus ancienne, celle des femmes volantes des croyances préchrétiennes qui survolaient les champs à la nuit du solstice pour les rendre fertiles. À partir du IVe siècle, l’Église a d’abord condamné ces croyances comme diaboliques, avant de finir, au Moyen Âge, par adoucir la vieille femme en la reliant à la crèche. Ce qui me frappe, c’est qu’à Rome cette sorcière est aimée et attendue alors qu’ailleurs, à d’autres époques, des femmes ont été brûlées pour bien moins que ce balai. La même figure, ici fêtée, là condamnée.


La voyageuse bruchoise à Rome avec Befana

Jour 2 — Le Vatican, la beauté et le malaise


Les musées du Vatican et la Chapelle Sixtine


Le deuxième jour appartient au Vatican et je te conseille d’y arriver tôt, dès l’ouverture, non pour la lumière mais pour la foule, qui devient vite difficile à supporter dans des galeries conçues pour une autre époque. Les musées du Vatican rassemblent des collections d’une densité rare, de l’Antiquité égyptienne et étrusque à l’art moderne, si bien qu’on ne peut pas tout voir et qu’il vaut mieux choisir ce que l’on vient chercher plutôt que de tout subir.


Le sommet en est la Chapelle Sixtine, construite au XVe siècle sous le pontificat de Sixte IV pour abriter le conclave, et dont les fresques ont été peintes par Botticelli, le Pérugin et, pour le plafond et le Jugement dernier, par Michel-Ange. On y entre dans le silence imposé et l’interdiction de photographier, ce qui, pour une fois, sert l’œuvre, parce qu’on est forcé de regarder au lieu de capturer. C’est un lieu saint : les épaules et les genoux doivent être couverts et l’on n’entre pas avec un grand sac.


Avant de sortir, on descend l’escalier en double hélice que tout le monde photographie et que tout le monde appelle « l’escalier de Bramante ». C’est là une erreur tenace qu’il faut corriger : cet escalier n’est pas de Bramante mais de Giuseppe Momo, en 1932, sous Pie XI. Il s’inspire d’un escalier Renaissance que Bramante avait, lui, conçu en 1505 pour relier le palais du Belvédère à la ville, et qui existe toujours, mais dans une zone fermée au public. Autrement dit, ce que l’on admire en partant n’est pas la relique que l’on croit mais une rampe de sortie du XXe siècle.



Plafond de la chapelle Sixtine à Rome
Chapelle Sixtine | Rome | Photo libre de droit

La basilique Saint-Pierre et une gêne que je n’attendais pas


De l’autre côté, la basilique Saint-Pierre est l’une des plus vastes églises du monde, un sommet de l’art baroque qui abrite, dit la tradition, le tombeau de l’apôtre Pierre. L’entrée en est gratuite, ce qui n’empêche pas une longue file, si bien qu’il faut prévoir d’attendre sur la place dessinée par le Bernin, peu ombragée, et garder les épaules et les genoux couverts comme à la Chapelle Sixtine.


Je dois être honnête parce que ce séjour m’a appris quelque chose sur moi : devant cette accumulation d’or et de marbre, je n’ai pas éprouvé la ferveur attendue mais une gêne. Je suis catholique, pourtant la politisation de cette enclave, ses arrangements, son opulence me tiennent à distance, et je ne prête pas allégeance au pape. Je me suis surprise à me sentir plus proche de l’esprit franciscain, celui qui prône le partage et le dépouillement, que de cette mise en scène de la puissance. Ce n’est pas un jugement sur la foi de ceux qui prient là; c’est un constat sur ce que cet endroit fait, ou ne fait pas, à la mienne.


On peut être touché par un lieu et mal à l’aise dans le même temps et c’est exactement ce que le Vatican a produit en moi. C’est peut-être pour cela que la Befana, la veille, m’avait davantage parlé : une vieille femme pauvre qui donne tout ce qu’elle a contre une enclave qui garde tout ce qu’elle possède.


Basilique St Pierre à Rome
La basilique St Pierre | Vatican | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Jour 3 — La ville vécue, de Trévi au Testaccio


La Fontaine de Trévi et le Panthéon, deux foules, deux silences


Le troisième jour, je te propose de lâcher les grands sites pour la ville elle-même, en commençant tôt par la Fontaine de Trévi, achevée au XVIIIe siècle, parce que c’est l’un des rares endroits de Rome qu’il faut voir avant la foule, faute de quoi on n’y voit plus que des têtes et des perches à selfie. La tradition veut qu’on y jette une pièce par-dessus l’épaule pour revenir un jour ; je l’ai fait et me voici qui en parle encore, ce qui prouve au moins que le geste laisse une trace.


Fontaine de Trévi à Rome
La Fontaine de Trévi | Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

À une dizaine de minutes, le Panthéon vaut qu’on s’y arrête. Le bâtiment actuel a été élevé au IIe siècle après J.-C., et sa coupole reste l’une des plus grandes coupoles de béton non armé jamais construites, percée en son centre d’un oculus ouvert sur le ciel par lequel, les jours de pluie, l’eau tombe et s’écoule par un sol légèrement bombé. Devenu église, le Panthéon se visite et je te conseille d’y entrer même brièvement, ne serait-ce que pour lever les yeux vers ce trou de lumière qui a tenu près de deux mille ans.


📍 Informations : Visiter le Panthéon


Panthéon à Rome
Le Panthéon | Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Le quartier de Trastevere où il fait bon dormir et faire son marché


Si tu cherches où poser ta valise, je te conseille le Trastevere, sur la rive droite du Tibre, où j’avais loué un appartement et où je dormirais à nouveau sans hésiter. Le quartier a ses ruelles pavées, ses places et ses églises anciennes — dont Santa Maria in Trastevere, l’une des plus vieilles de Rome — et surtout cette qualité rare de rester habité le matin, avant que les terrasses ne se remplissent. Je te conseille d’y faire ton marché sur la Piazza San Cosimato parce que c’est là qu’on touche la ville ordinaire, celle des fruits, des fromages et de la charcuterie, loin des files d’attente.


Le Janicule, le Fontanone et le marché du Testaccio


Depuis le Trastevere, une montée mène au Janicule, la colline d’où l’on embrasse Rome d’un seul regard et où se dresse la grande fontaine de l’Acqua Paola, que les Romains appellent simplement « Il Fontanone », la grosse fontaine, édifiée au début du XVIIe siècle, vers 1612, pour célébrer le retour de l’eau dans la ville par un aqueduc restauré. À côté, le mémorial de Garibaldi rappelle que l’unité italienne est récente, acquise au XIXe siècle, ce qui surprend toujours dans une ville qui semble n’avoir pas d’âge.


Pour finir, descends vers le Testaccio, quartier populaire qui ne figure pas sur toutes les cartes touristiques et qui, justement pour cette raison, donne la cuisine romaine telle qu’elle se mange au quotidien. Son marché couvert vaut qu’on s’y attarde, parce qu’on y achète de quoi rapporter un peu de Rome qui ne tient pas dans une photographie — un fromage, une charcuterie, l’idée qu’une ville se goute autant qu’elle se visite.


Tibre à Rome
Rome | 2018 | La voyageuse bruchoise ©

Ce que Rome m’a laissé après mon retour en France


Rome ne sépare pas le sacré du quotidien et c’est peut-être ce qui la rend difficile à catégoriser. On y marche sur des forums comme on traverse une place de marché, on y croise une basilique d’or et, à quelques rues, une vieille sorcière de carton qui distribue des cadeaux ; le passé n’y est pas derrière une vitre, il est sous les pieds, dans les murs, dans les habitudes. C’est une ville qui court, on l’a vu dès le taxi et qui pourtant porte trois mille ans sans en laisser tomber un seul.


En écrivant ces lignes, j’ai une pensée pour mon professeur de latin, M. Gérard Fischer, qui fut le premier à me raconter cette ville bien avant que je n’y mette les pieds et dont les récits sur la construction du Colisée et les intrigues du pouvoir impérial avaient fait, sans que je le sache encore, de Rome un lieu que je connaissais avant de le voir. Y aller, des années plus tard, fut moins une découverte qu’une vérification.


Rome est longtemps restée ma ville préférée d’Europe, jusqu’à ce qu’Athènes vienne la déloger — mais une ville qu’on rétrograde sans cesser de l’aimer est une ville qui compte. Si je devais n’en garder qu’une image, ce ne serait pas une coupole ni une arène, mais cette vieille femme sur son balai, fêtée ici pour ce qui, ailleurs, a conduit d’autres femmes au bûcher.


FAQ - Un week-end à Rome


Combien de temps faut-il pour visiter Rome ?

Trois jours suffisent pour l’essentiel parce que la ville se parcourt presque entièrement à pied et que les grands sites se regroupent par quartiers : l’Antiquité le premier jour, le Vatican le deuxième, la ville moderne le troisième.


Faut-il réserver le Colisée à l’avance ?

Oui. C’est le monument le plus visité de Rome et le billet le plus utile réunit le Colisée, le Forum romain et le mont Palatin ; je te conseille la première tranche horaire, vers neuf heures, pour lire les ruines avant la foule.


L’escalier de Bramante se visite-t-il librement ?

L’escalier que l’on photographie, en double hélice, est celui de Giuseppe Momo (1932) : il sert de sortie aux musées du Vatican et tout visiteur l’emprunte. L’escalier d’origine de Bramante (1505) se trouve, lui, dans une zone fermée au public.


La basilique Saint-Pierre est-elle payante ?

Non, l’entrée est gratuite, mais la file peut être longue et la sécurité stricte ; les épaules et les genoux doivent être couverts, et l’on n’entre pas avec un grand sac.


Qui est la Befana et que représente-t-elle ?

Une vieille femme bienveillante qui, dans la nuit du 5 au 6 janvier, dépose des cadeaux dans les bas des enfants ; sa figure mêle la légende des Rois mages et des croyances bien plus anciennes de femmes volantes.


Quand partir à Rome ?

La période entre Noël et l’Épiphanie offre des rues décorées et une chaleur absente ; plus largement, l’hiver reste la saison la plus lisible pour visiter les sites sans l’affluence de l’été.


[Mise à jour : juin 2026]

1 commentaire


Invité
26 juil. 2024

Super :)

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Photo de la voyageuse bruchoise

Qui est la Voyageuse Bruchoise ?

Je m'appelle Priscilia. Je suis née dans la Vallée de la Bruche et la généalogie m'a appris à ne plus regarder les lieux comme de simples décors. J'y cherche ce qu'ils ont traversé, ce qu'ils ont gardé et ce qu'ils révèlent encore de ceux qui y ont vécu.

L'Escale est ma lettre mensuelle, un rendez-vous où je partage avec toi les coulisses de mes découvertes, les lieux qui m'arrêtent en chemin, mes projets en cours et des histoires inédites que tu ne trouveras pas sur le blog.


Le premier numéro est paru en juillet 2026. Si l'aventure te tente, laisse simplement ton adresse e-mail ci-dessous et rejoins-moi dès la prochaine escale.

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